Fin d'une belle aventure

Merci ! Merci messieurs pour les émotions que vous nous avez procuré cette saison, plus encore durant ces phases finales hâletantes qui ont mobilisé tout un club, toute une ville et bien plus encore. 
 
Cette demi-finale à Castelsarrasin, perdue face à Fleurance signifie l'un fin d'une belle aventure mais qu'elle fut plaisante à vivre. Tout comme ce match couperet indécis et où le suspens fut maintenu jusqu'au bout. Si les Marmandais avaient ouvert le score par l'intermédiaire d'une pénalité passée par Mickaël Becat (0-3, 12e), l'entame du match fut largement à la faveur des Fleurantins, mieux entrés dans la partie. 
 
Il fallut tout de même attendre la 19e minute pour voir les Gersois débloquer leur compteur avec un essai de Cantaloup venant concrétiser une longue séquence de possession (7-3, 19e). Puis, réduits à 14 après l'expulsion temporaire de Cazautets et malgré un drop de Becat (7-6, 24e), les Marmandais allaient subir la foudre et prendre deux essais consécutifs. 
 
Treize points à rattraper
 
Le deuxième de la partie sur une action très litigieuse où l'arbitre avait stoppé le jeu et avait appelé Bruno Mantovani mais laissait les Gersois jouer la pénalité rapidement, allant à l'endroit laissé libre par le centre marmandais... (14-6, 29e). Villamot qui venait d'aller à dame, doublait la mise deux minutes plus tard (19-6, 31e). 
 
Les hommes du tandem Bouic-Pourcheresse avaient alors 13 points à rattraper. Un cas de figure qui s'est déjà présenté aux Marmandais cette saison, eux qui ont déjà prouvé qu'ils étaient capables de renverser des montagnes. A 15 contre 13 pour le début de la deuxième période, les coéquipiers d'Arsène N'Nomo mirent pourtant du temps à réduire la marque. 
 
Mickaël Becat passa d'abord une pénalité puis il fut à l'origine de l'essai en coin de Gauthier Bares après une percée de 30 mètres (19-14, 48e). L'arrière marmandais allait récidiver, une pénalité de part et d'autre plus tard, en étant cette fois-ci à la conclusion d'une action sortie d'une mêlée au milieu de terrain (22-24, 59e). 
 
A 20 minutes de la fin du match, les Marmandais étaient revenus du diable vauvert ! 20 minutes beaucoup trop longues pour que le score ne bouge pas à nouveau. Et les Gersois ne mirent pas longtemps à trouver une opportunité dans le ferme suite à une mêlée mais l'esai en coin n'était pas transformé (27-24, 65e). 
 
Tout restait donc possible pour les Marmandais qui, par une pénalité, pouvaient alors s'offrir une prolongation et par la même occasion le droit de continuer à rêver du bout de bois. Mais que le sport est parfois cruel. Alors que les Gersois confisquaient le ballon en attendant la fin du match, ils allaient commettre l'erreur qu'il ne fallait pas. Les hommes du Président Arpoulet allaient alors investir le camp fleurantin, la 80e minute est alors bien passée.
 
La finale s'envole

 
C'est Corentin Esclafer qui sonna la révolte en rejoignant les 22 adverses. Rattrapé illicitement, il obtenait une pénalité offrant la possibilité aux Marmandais d'accrocher les prolongations. Mais la pénalité, sur la ligne des 22, excentrée côté droit, fut loupée par Mickaël Becat. Immédiatement consolé par ses camarades, comment en vouloir à celui qui fut l'un des grands artisans de cette "remontada" dans la rencontre ?
 
Plus que de la déception, c'est la tristesse qui gagnait alors les rangs marmandais, comme l'a si bien dit Ludovic Bevilacqua, dans les colonnes du journal Sud Ouest. Il est vrai qu'il aurait voulu, à l'instar de Frédéric Lestrade ou Rémi Monpouillan, finir sa carrière sportive par une finale et l'opportunité de soulever le bouclier de champion...
 
Une chose est sure, messieurs, vous pouvez être fier du parcours que vous avez accompli et surtout d'avoir été capable de rassembler et de fédérer toute une ville. Soyez en certains, votre nouvelle aventure qui débutera en Fédérale 1 la saison prochaine sera suivie de très près. Car les Marmandais veulent à nouveau vivre de telles émotions !
 
Crédit photo : Emmanuel Guibert