Le TOP ESSAIS DE L'USM

Soutenu par Lionel Zanini et Julien Graffouillère, Benoit Cazautets inscrit, en force, le premier essai marmandais du derby retour contre Casteljaloux (photo : Ben Gregory-Ring)
 
 

Le Top Essais de l'USM


Deuxième meilleure attaque de sa poule derrière Castelsarrasin (491 points contre 471), l'US Marmande a toutefois été la formation la plus prolifique en nombre d'essais inscrits. D'Issoire à Saint-Yrieix, les Bleu et Blanc seront allés à dame à 59 reprises. Quel a été le plus beau ? Le plus important ? Le plus spectaculaire ? Retour sur le meilleur de la saison
 
 
Le plus parfait : Mickaël Becat, Bergerac-Marmande (14-16)
 
Vexés de la défaite inaugurale concédée à Issoire, les Bleu et Blanc entament pied au plancher le derby face à Bergerac, adversaire redoutable et redouté. Le coup d’envoi de la rencontre, tapé court par Mickaël Becat, est volleyé par Gauthier Barès puis récupéré par Fred Lestrade. Les Marmandais vont alors confisquer le ballon à leurs adversaires, mis d’entrée sous pression et obligés de se dégager en catastrophe après un jeu au pied astucieux de Nicolas Dupouy. Touche à venir pour l’USM, le maul progresse. Tunui Anania s’en extirpe et crée un point de fixation. Sur le renversement, Marius Deguilhem trouve l’intervalle dans la défense locale et sert main-main Maleli Bula. Le centre fidjien fait parler sa puissance et passe à hauteur pour Mickaël Becat qui conclut là une action d’envergure, parfaitement menée de A à Z. La puissance du paquet d’avants, les cannes des arrières, la continuité dans le jeu… Tout y est. Sur les deux premières minutes du match, Bergerac n’aura touché le ballon… que trois petites secondes.
 
 
 
Le plus « pousse-citrouille » : Benoit Broudiscou, Decazeville-Marmande (22-19)
 
Passé par le football avant de se mettre au rugby, Benoit Broudiscou s’est rappelé aux bons souvenirs du ballon rond en Aveyron. Sur une attaque decazevilloise à l’entrée des 22 mètres marmandais, le troisième ligne centre pourrit la sortie de balle et se lance dans un dribbling improbable. Parti dans une course folle, pourchassé par toute la défense locale, il préfère pousser au pied à deux reprises plutôt que d’essayer de saisir la gonfle à la main. Bien lui en prend : 80 mètres plus loin, le voici en terre promise pour inscrire le deuxième essai de l’USM dans cette partie. Validé par toute la Ligue 1.

 
 
Le plus « French Flair» : Jérémy Barès, Castelsarrasin-Marmande (40-37)
 
Dans ce choc au sommet au stade Adrien-Alary, il y aura eu des points… et des poings. Les deux équipes évoluent à 13 contre 13 depuis qu’une grosse générale a éclaté à la 21ème minute. Après les quatre expulsions, le match prend des allures de rugby à VII. Les trous sont béants dans les défenses et les attaquants s’en donnent à cœur joie. Loin derrière au score (27-9), les Bleu et Blanc donnent la réplique juste avant la pause. Et de quelle manière ! Déjà sollicité à deux reprises, Jérémy Barès conclut en position d’ailier une action d’envergure à 20 passes (dont 6 offloads) amorcée sur les 40 mètres marmandais. Au total, cet essai aura concerné 12 des 13 joueurs présents sur la pelouse à ce moment-là. Rugby total.

 
Le plus « déjà vu » : Brahim Baffou, Malemort-Marmande (6-8)
 
Cette saison, l’USM a pu s’appuyer sur un pack dominateur et conquérant, qui a fait du ballon porté un atout maître. Une arme qui s’est avérée précieuse à plusieurs reprises (Decazeville, Castelsarrasin), et surtout dans les rencontres fermées comme au Lévézou ou à Malemort. En Corrèze, c’est Brahim Baffou qui fut à la conclusion d’un maul souverain qui a permis à Marmande de l’emporter. Une courte victoire (6-8), mais ô combien indispensable dans la course aux phases finales.
 
 
Le plus précieux : Jérémy Barès, Marmande-Bergerac (14-13)
 
Sur une dynamique positive (cinq victoires de rang), Marmande a dans le viseur la deuxième place de la poule, synonyme de qualification directe pour les phases finales. Mais il faut pour cela venir à bout de Bergeracois revanchards de la défaite de l’aller. S’appuyant sur une colonne vertébrale ultra-solide (Sisombath-Nugent-Jazeix-Farmer), les Périgourdins réalisent une prestation de haute volée et mènent logiquement 13-3 à la 50ème minute, dans un match d’une intensité rare. Moment choisi par l’USM pour entamer sa remontada : Nicolas Dupouy et Mickaël Becat passent chacun une pénalité et ramènent le score à 13-9. La délivrance intervient finalement à la 78ème minute : Jérémy Barès est à la conclusion d’un très bon ballon porté qui offre l’avantage aux locaux pour la première fois de la partie (14-13).
 
Au bout d’interminables arrêts de jeu, Marmande s’impose et chipe cette fameuse deuxième place à Bergerac, à la faveur des confrontations directes entre les deux équipes. Un strapontin que les Bleu et Blanc ne quitteront plus jusqu’à la fin de saison. 
 
 
 
Le plus boueux : Corentin Esclafer, Marmande-Decazeville (30-3)
 
En ce début février, le Lot-et-Garonne est en vigilance orange, et pour cause. De fortes rafales de vent et des trombes d’eau s’abattent sur Dartiailh et menacent la réception de Decazeville. Malgré les conditions cataclysmiques, la rencontre est bel et bien maintenue et prend des allures de bourbier. Mais sur le terrain, les Bleu et Blanc ne s’enlisent pas, et décrochent même une victoire bonifiée. À l’image de Corentin Esclafer, auteur du dernier des cinq essais, les Marmandais, noirs comme des charbonniers au coup de sifflet final, ont su patauger avec brio dans la gadoue.
 
 
Le plus « show » : Maleli Bula, Marmande-Casteljaloux (34-12)
 
Après avoir déjà passé quatre essais au rival casteljalousain, les Bleu et Blanc offrent à leur public LE petit bijou de la soirée. Devant les 22 mètres marmandais, Benoit Broudiscou s’extirpe derrière sa mêlée, élimine quatre défenseurs et sert Théo Furlan. Le demi d’ouverture trouve Guillaume Barbaras, qui sert extérieur Maleli Bula. Le reste n’est qu’une pure merveille du centre fidjien, savant mélange de vitesse et de puissance. Maleli Bula fait parler ses cannes de feu, résiste au retour de la cavalerie casteljalousaine et, au terme d’une course pure de 40 mètres, termine derrière la ligne d’essai (34-12). Habitué à voir les trains de la SNCF défiler derrière la petite tribune, Dartiailh voit ce soir-là le TGV passer sur sa pelouse.
 

 
Le classement des essais 
1.
Mickaël Becat, Maleli Bula, Marius Deguilhem, Jérémy Barès,
6 essais.
5.
Benoit Broudiscou, Julien Graffouillère,
4 essais.
7.
Baptiste François, Sandile Nxumalo, Jean-Michel De Pénalité,
3 essais.  
10.
Tunui Anania, Brahim Baffou, Benoit Cazautets, Julien Garrabos,
2 essais.
14.
Guillaume Barbaras, Gauthier Barès, Corentin Esclafer, Théo Furlan, Frédéric Lestrade, Rémy Moreau, Benjamin Sicaud, Claude Taofifenua,
1 essai. 
 
LE CLASSEMENT DES BUTEURS 

 
1.
Mickaël Becat,
172 points 
2.
Nicolas Dupouy,
15 points
3.
Gauthier Barès, 
7 points